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Laurence Schneider - Entre Ciel et Laine
  • Chateau de Lamotte Bardigues
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"Laisse-toi enchanter par la beauté que tu aimes. Laisse-la te conduire vers ta vie véritable."

Le feutre n’est pas de la feutrineMais alors c'est quoi ?

«Le feutre de laine est une forme de méditation. Tout en douceur, en silence, des fibres fragiles prises séparément se transforment en textile tellement robuste, qu’il est presque impossible de le déchirer. Cette alchimie se met en place avec rien d’autre que de l’eau chaude et du savon, synonymes de pureté, de bien-être. Et le process n’aboutit qu’avec douceur, patience et amour, de la force sans forcer. Et rien n’est vraiment prévisible, il reste toujours une marge de surprise. Chaque pièce reste unique. Comme la céramiste connaît son vase qu’à l’ouverture du four, la feutrière connaît sa pièce qu’une fois rincée, après le séchage. Une magie qui me séduit toujours, et m’appelle vers de nouvelles approches, de nouvelles découvertes.» Laurence

Atelier de feutre fin, vêtements et objets de décoration à Auvillar, Tarn et Garonne (82)
Laurence Schneider, atelier de feutre fin à Auvillar (82)

Le Feutre Artisanale

Le feutre (encore appelé la laine feutrée ou le feutre artisanal) est un type de textile non tissé à base de laine, fabriqué par « agglomération » des fibres, très souvent 100 % naturelles, grâce au frottement et au foulage (ou foulonnage) de la laine à l’aide d’eau chaude et de savon doux. Le procédé de fabrication est ancestral.
La laine cardée, en nappe ou en ruban, est étalée minutieusement en fines couches, mouillée à l’eau savonneuse, et ensuite travaillée à la main en différentes étapes, afin de faire s’enchevêtrer les fibres, qui peu à peu rétrécissent en se mêlant. À la fin du processus, on obtient un textile aussi doux que résistant, qui est rincé et séché. Le feutre de laine est doté de nombreuses propriétés intéressantes : il est hydrofuge, très robuste et facile à entretenir. C’est un bon isolant phonique et thermique et de plus, un excellent thermorégulateur.

Le feutre de laine est principalement un produit artisanal fabriqué à la main, mais il existe encore des machines traditionnelles pour fouler la laine, notamment pour produire des bérets basques, des pantoufles et des chapeaux. La laine bouillie, proche du feutre, est fabriquée à partir de tricots industriels ensuite feutrés mécaniquement afin de les rendre plus résistants, imperméables et chauds. Cette technique reste courante en Suisse, en Autriche, en Allemagne et en Europe du Nord.

  • De la fibre de laine, cardée finement comme pour le filage, ou en toison moelleuse où les fibres s’enlacent dans tous les sens
  • Du savon de Marseille
  • De l’eau chaude

À volonté s’ajoutent d’autres fibres naturelles comme le chanvre ou la viscose, les fibres de soie brute, le Tencel ou des tissus fins (voile, chiffon, organza, dentelle, de soie ou de coton…).

La fabrication du feutre demande patience, passion et savoir-faire. Les fibres sont disposées en couches croisées, humidifiées avec de l’eau chaude savonneuse, puis massées, pétries et foulées jusqu’à obtenir la taille et la consistance souhaitées. Selon la laine utilisée, le rétrécissement peut atteindre 50 %.


Petits soins

La laine est autonettoyante : elle repousse naturellement les odeurs, les saletés et les liquides. Souvent, il suffit d’aérer votre pièce en feutre.

  • Lavage à la main (recommandé) à l'eau tiède (env. 30°)
  • Utiliser du shampoing ou de la lessive pour laine
  • Manipuler avec douceur, sans trop frotter ni pétrir
  • Presser délicatement dans une serviette
  • Sécher à plat de préférence, éviter le plein soleil

Un lavage en machine est envisageable, en choisissant le cycle délicat spécial laine sans essorage, à la lessive pour laine. Le repassage se fait à température « soie ». De petites boulettes peuvent apparaître : c’est le « boulochage », un phénomène naturel causé par le frottement. Retirez-les délicatement avec un rasoir anti-peluches.

Et la feutrine ?

La feutrine est un produit récent, entièrement industriel. Les fibres utilisées sont synthétiques, souvent en acrylique. Elle est fabriquée avec des machines à aiguilles spéciales qui mélangent, étirent, pressent et croisent les fibres de façon mécanique. C’est le même processus que pour le feutre fait main, mais bien plus rapide.

À la fin, on obtient un produit dense, souple et malléable, qui se découpe facilement et n’a pas forcément besoin d’ourlet. La feutrine viscose et la feutrine polyester sont les types les plus courants, vendues au mètre pour la couture ou le bricolage.

« Le feutre de laine est une forme méditation. Tout en douceur, en silence, des fibres fragiles prises séparément se transforment en textile tellement robuste, qu’il est presque impossible de le déchirer. Cette alchimie se met en place avec rien d’autre que de l’eau chaude et du savon, synonymes de pureté, de bien-être. Et le process n’aboutit qu’avec douceur, patience et amour, de la force sans forcer. Et rien n’est vraiment prévisible, il reste toujours une marge de surprise. Chaque pièce reste unique. Comme la céramiste connaît son vase qu’à l’ouverture du four, la feutrière connaît sa pièce qu’une fois rincée, après le séchage. Une magie qui me séduit toujours, et m’appelle vers de nouvelles approches, de nouvelles découvertes. »

Laurence

Le respect de la « matière première » ou plutôt, de ses protagonistes

Ce sont les moutons qui nous offrent leur laine. En retour, ils méritent une vie digne : un environnement qui leur convient, les soins nécessaires pour rester en bonne santé et ne pas souffrir. Ce n’est pas toujours le cas – l’élevage industriel a fait et fait encore beaucoup de mal.

C’est pourquoi je privilégie les laines achetées directement auprès de producteurs, ou chez les fournisseurs de confiance avec lesquels je travaille depuis près de 20 ans – des professionnels qui se rendent personnellement chez leurs producteurs pour s’assurer des conditions de vie des animaux et de l’éthique de leur élevage.

Il en va de même pour les teintures : mes fournisseurs travaillent exclusivement avec des labels garantissant des procédés qui respectent autant notre peau que l’environnement.

Son chemin dans le temps…

Tout commence avec du fil de laine, de chanvre, du feutre fin, de l'eau chaude et du savon

Comme la céramique, le feutrage de la laine fait partie des techniques les plus anciennes de l’humanité. Les historiens le datent entre 8500 et 6000 av. J.-C., aux débuts de la domestication du mouton. Dès la préhistoire, les nomades d’Asie centrale, surtout en Mongolie, en Irak et au Pakistan, fabriquaient leurs vêtements, bottes et chapeaux, mais aussi leurs tapis et leurs tentes (les yourtes, ou « ger » en mongol) en feutre. Pour ce faire, ils utilisaient des poils de chèvre, de mouton, de chameau mais aussi d’autres animaux (lapin, ours, castor…). Bien que connaissant parfaitement l’art du tissage, ils trouvaient que le feutre, excellent isolant et imperméable, était bien plus durable.

En Europe, ce sont surtout les régions montagneuses ou du nord où ces propriétés étaient très appréciées pour la fabrication de bottes, de guêtres ou de semelles isolantes. Dans le monde entier, on trouve jusqu’à aujourd’hui toutes sortes de couvre-chefs. La laine feutrée est très durable, très peu salissante, prend peu les odeurs, sèche vite et n’a qu’un seul ennemi : les larves de mites.

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